Nombre de personnes occupées (personnes de 15 ans et plus qui ont fait un travail quelconque contre rémunération), répertoriées en fonction de leur lieu de travail. La variable se rapporte habituellement à l’emploi occupé par les recensés au cours de la semaine ayant précédé le recensement. Elle correspond donc au nombre d’emplois situés sur le territoire d’une zone donnée de la ZME.
Personnes qui résident dans une zone donnée de la ZME et qui travaillent dans une autre zone.
Les statistiques concernant les divers niveaux de compétence sont établies en fonction de la Classification nationale des professions (CNP). Celle-ci constitue un cadre normalisé pour recueillir et organiser les statistiques sur les professions et structurer l’information sur le marché du travail. Chaque niveau de compétence est déterminé en fonction de la formation (diplôme et durée des études) ou du nombre d’années d’expérience requises pour exercer un emploi donné. à partir de ces critères, on arrive à définir quatre niveaux de compétence : professionnel, technique, intermédiaire et élémentaire auxquels est ajouté celui de la gestion (voir la définition de ces niveaux au tableau ci-dessous).
Bien que révisée selon les cycles de recensement, l’édition 2006 de la « Classification nationale des professions » ne comporte que des changements mineurs qui n’affectent en rien les limites de regroupement établies en 2001. On trouve une description détaillée des professions et la matrice de la classification des professions 2006 sur le site du ministère des « Ressources humaines et Développement des compétences Canada », à l’adresse à l’adresse suivante : http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/.
| Définitions des niveaux de compétence établis à partir de la classification nationale des professions (CNP), 2006 | ||
| Niveau de compétence | Études – formation | Autres critères |
| O Postes de gestion |
• Peu déterminant dans la majorité des cas. | • Expérience dans le domaine visé.
• Capital financier. |
| A Postes professionnels | • Un diplôme universitaire (baccalauréat, maîtrise ou doctorat). | |
| B Postes techniques | • Deux à trois ans d’études postsecondaires dans un collège communautaire, un cégep ou un institut de technologie, ou
• deux à quatre ans d’apprentissage, ou • trois à quatre ans d’études secondaires et plus de deux ans de formation en cours d’emploi, des cours de formation externe ou une expérience de travail précise. |
• Le niveau de compétence B est aussi attribué au personnel qui assume des responsabilités de supervision.
• Le niveau de compétence B a été attribué au personnel qui assume des responsabilités importantes dans le domaine de la santé et de la sécurité (par exemple, les pompiers et pompières, les agents et agentes de police et les infirmiers auxiliaires autorisés et infirmières auxiliaires autorisées). |
| C Postes intermédiaires | • Un à quatre ans d’études secondaires, ou
• jusqu’à deux ans de formation en cours d’emploi, des cours de formation externe ou une expérience de travail précise. |
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| D Postes élémentaires | • Une brève démonstration du travail ou une formation en cours d’emploi, ou
• pas d’exigences scolaires particulières. |
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Sources : Ministère du Développement des ressources humaines du Canada (2006), Classification nationale des professions, 2006. Emploi-Québec (2004), Le marché du travail au Québec. Perspectives professionnelles 2003-2007. |
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QSEs = (es / e) / (Es / E) avec :
QSEs = quotient de spécialisation du secteur s;
es= nombre d’emplois du secteur s dans la zone;
e = nombre total d’emplois dans la zone;
Es = nombre d’emplois du secteur s dans la ZME;
E = nombre total d’emplois dans la ZME.
Si QSEs est supérieur à 1, la part du secteur d’activité dans la zone est supérieure à celle de la ZME; autrement dit, il y a une surreprésentation des emplois du secteur d’activité dans cette zone, soit une concentration des emplois de ce secteur.
Si QSEs est inférieur à 1, la part du secteur d’activité dans la zone est inférieure à celle de la ZME; en d’autres termes, il y a une sous-représentation des emplois du secteur d’activité dans cette zone.
Si QSEs est égal à 1, la part du secteur dans la zone est égale à celle de l’ensemble de la ZME, situation d’équilibre qui traduit une absence de concentration.
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Quotient de spécialisation
Niveau de concentration |
||
| Sous-représentation | Min. à 0,49 | |
| 0,50 à 0,89 | ||
| Situation d'équilibre | 0,90 à 1,09 | |
| Surreprésentation (concentration) | 1,10 à 1,49 | |
| 1,50 à max. | ||

Le quotient de spécialisation est le rapport entre la proportion d’un secteur d’activité dans l’ensemble des travailleurs de la zone et la proportion de ce même secteur dans la ZME :
QSTs = (ts / t) / (Ts / T) avec :
QSTs = quotient de spécialisation du secteur s;
ts= nombre de travailleurs du secteur s dans la zone;
t = nombre total de travailleurs dans la zone;
Ts = nombre de travailleurs du secteur s dans la ZME;
T = nombre total de travailleurs dans la ZME.
Si QSTs est supérieur à 1, la part du secteur d’activité dans la zone est supérieure à celle de la ZME; autrement dit, il y a une surreprésentation des travailleurs du secteur d’activité dans cette zone, soit une concentration des travailleurs de ce secteur.
Si QSTs est inférieur à 1, la part du secteur d’activité dans la zone est inférieure à celle de la ZME; en d’autres termes, il y a une sous-représentation des travailleurs du secteur d’activité dans cette zone.
Si QSs est égal à 1, la part du secteur dans la zone est égale à celle de l’ensemble de la ZME, situation d’équilibre qui traduit une absence de concentration.
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Quotient de spécialisation
Niveau de concentration |
||
| Sous-représentation | Min. à 0,49 | |
| 0,50 à 0,89 | ||
| Situation d'équilibre | 0,90 à 1,09 | |
| Surreprésentation (concentration) | 1,10 à 1,49 | |
| 1,50 à max. | ||

Les emplois et les travailleurs peuvent être regroupés en fonction de quatre grands secteurs d’activité : secondaire, services à la consommation, services à la production, services publics.
| Composition des grands secteurs d’activité | |
| Grand secteur d’activité | Secteur d’activité (code SCIAN *) |
| Grand secteur secondaire | • Construction (23)
• Fabrication (31, 32, 33) |
| Grand secteur des services à la consommation | • Commerce de gros (41)
• Commerce de détail (44, 45) • Autres services à la consommation (71, 72, 81) |
| Grand secteur des services à la production | • Transport et communication (48, 49, 51) • Finance, assurances et immobiliers (52, 53) • Services aux entreprises (54, 55, 56) |
| Grand secteur des services publics | • Administrations publiques (91)
• Services d’enseignement (61) • Soins de santé et assistance sociale (62) • Services des secteurs publics (22) |
* SCIAN : Système de classification des industries de l’Amérique du Nord. | |
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Une typologie a été construite à partir d’une classification ascendante hiérarchique (CAH), calculée sur les valeurs des quotients de spécialisation pour les quatre grands secteurs d’activité et les cinq niveaux de compétence. L’objectif premier de la CAH vise à regrouper les zones de la ZME présentant la même structure de l’emploi, c’est-à -dire des valeurs des quotients de spécialisation similaires pour les grands secteurs et les niveaux de compétence. Les résultats finaux de la CAH font état de cinq profils au sein de la ZME.

Le taux d’attraction est défini, pour un territoire donné, comme le rapport entre le nombre d’emplois sur le territoire et le nombre de travailleurs qui habitent ce même territoire. Quand il avoisine l’unité (entre 0,9 et 1,1), il y a une situation d’équilibre, c’est-à -dire que le nombre de travailleurs est équivalent au nombre d’emplois. Ce qui ne veut pas dire pour autant que ce soient les travailleurs qui habitent ce territoire qui y travaillent. Si le taux d’attraction dépasse l’unité, on est en situation d’attraction puisqu’il y a plus d’emplois disponibles que de travailleurs; le territoire doit nécessairement attirer une main-d’œuvre extérieure pour répondre à ses besoins.
à l’inverse, un taux inférieur à l’unité indique que l’on est en situation déficitaire (il y a plus de travailleurs que d’emplois disponibles sur le territoire) et que certains travailleurs doivent nécessairement sortir de leur territoire pour occuper un emploi (émission).
Lecture des légendes des cartes des taux d’attraction :
Les zones en bleu sont émettrices: il y a plus de travailleurs que d’emplois.
Les zones en jaune sont en situation d’équilibre: le nombre d’emplois est approximativement égal au nombre de travailleurs.
Les zones en rouge sont atttractives: il y a plus d’emplois que de travailleurs.
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Taux d’attraction
Emplois (E) / Travailleurs (T) |
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| Émission (E < T) | Min. à 0,49 | |
| 0,50 à 0,89 | ||
| Équilibre (E ≈ T) | 0,90 à 1,09 | |
| Attraction (E > T) | 1,10 à 1,99 | |
| 2,00 à max. | ||

Le taux de couverture représente la part des emplois occupés par des travailleurs résidant dans la zone.

Le taux de départ est défini pour un territoire donné, comme le rapport entre le nombre de travailleurs occupant un emploi situé hors de leur territoire de résidence et le nombre total de travailleurs dans le territoire. Il exprime donc la part des travailleurs qui occupent un emploi localisé à l’extérieur de leur zone ou de leur région de résidence.

Cette étude est basée sur deux découpages administratifs d’Emploi-Québec : les cinq régions et les douze zones de la ZME de Montréal. Chacune des régions, ainsi que la ou les zones qui en font partie, sont en fait un regroupement de quelques-uns des 47 territoires des centres locaux d’emploi (CLE) situés sur le territoire de la ZME (voir la figure).
Ainsi, la ZME de Montréal comprend cinq régions qui correspondent au territoire desservi par les cinq directions régionales d’Emploi-Québec : Lanaudière et Laurentides dans la couronne nord de la région métropolitaine de Montréal, la Montérégie dans la couronne Sud, et Laval et Montréal au centre.
Deux régions, Montréal et la Montérégie, se subdivisent aussi en plusieurs zones : celle de Montréal est formée de six zones (Montréal Ouest, Montréal Sud-Ouest, Montréal Centre-Ouest, Montréal Centre, Montréal Est et Centre-ville) tandis que la Montérégie se divise en trois zones (Proche Rive-Sud, Rive-Sud Est et Rive-Sud Ouest). Les trois autres régions correspondent chacune à une seule zone dans leur totalité. Les analyses infra-métropolitaines sont réalisées au niveau de ces deux découpages géographiques, soit celui des cinq régions et celui des douze zones.
Précisons que deux changements fondamentaux survenus sur le territoire de la ZME entre 2001 et 2006 affectent la comparabilité des observations de l’Atlas avec la version précédente. d’une part, le territoire du CLE de Lorimier (251) a été fusionné avec celui du CLE du Plateau-Mont-Royal (Saint-Louis, 277) en février 2007, les deux faisant partie de la zone Montréal Centre de la région de l’à Zle-de-Montréal. d’autre part, le territoire du CLE de Contrecœur (85) a été ajouté au territoire couvert par la zone métropolitaine de l’emploi de Montréal, dans la zone Rive-Sud Est de la région de la Montérégie.
Les données de 2001 et de 2006 employées dans l’Atlas ont été ajustées au moment des calculs afin de refléter ces changements. Il en résulte par contre qu’une grande partie des observations portant sur l’année 2001 présentées dans l’Atlas diffèrent légèrement de celles de la version précédente, qui ne tenait pas compte de l’ajout du territoire du CLE de Contrecœur à la ZME, à la région de la Montérégie et à la zone Rive-Sud Est. Il faut de même garder à l’esprit, en comparant les données de 2001 avec celles de 1996, que le territoire de la ZME de 1996 est légèrement plus petit que celui recomposé pour 2001 dans l’Atlas. Si les effectifs concernés sont relativement petits à l’échelle de la ZME, la différence est considérable pour la zone Rive-Sud Est.

La population active occupée comprend les membres de la population hors institution à ągés de 15 ans et plus qui avaient un emploi pendant la semaine précédant le jour du recensement. Les personnes occupées sont celles qui ont fait un travail rémunéré quelconque ou qui avaient un emploi, mais n’étaient pas au travail pour une des raisons suivantes : maladie, invalidité, obligations personnelles, conflit de travail, vacances, etc. En d’autres termes, la population active occupée de la ZME de Montréal correspond aux travailleurs résidant sur le territoire de la ZME. Par souci de simplification, le terme « travailleurs » sera employé dans tout le reste du document pour désigner les personnes occupées.