L’analyse des taux d’attraction par grand secteur d’activité est en bonne partie le reflet du niveau global d’attraction précédemment analysé. Les zones non attractives sont situées dans les couronnes nord et sud (Laurentides, Lanaudière et Montérégie) et à Laval —parfois aussi sur l’île de Montréal —, tandis que les zones attractives sont uniquement localisées sur l’île. Soulignons d’ailleurs que le Centre-ville est la seule zone de la ZME attractive pour les quatre grands secteurs, et les zones Montréal Centre-Ouest et Montréal Ouest les seules autres zones pluri-attractives (respectivement trois et deux grands secteurs). On remarque enfin trois pôles uni-attractifs, aussi sur l’île, Montréal Centre, Montréal Est et Montréal Sud-Ouest.
Le Centre-ville se démarque par ses taux d’attraction les plus élevés pour les quatre grands secteurs d’activité à l’étude. On y retrouve 13,9 fois plus d’emplois que de travailleurs dans les services à la production, 10,84 fois plus pour les services publics, 7,61 fois plus dans les services à la consommation, et 4,35 fois plus pour le secteur secondaire. Les zones Montréal Sud-Ouest (1,18), Montréal Est (1,33), Montréal Ouest (1,54), et Montréal Centre-Ouest (4,25) sont attractives pour le secteur secondaire et, pour les deux dernières, également dans les services à la consommation (respectivement 1,1 et 2,26). Toujours sur l’île, deux autres zones sont également attractives : la zone Montréal Centre-Ouest pour les services à la production (1,95) et la zone Montréal Centre pour les services publics (1,22).