Le portrait infra-métropolitain du marché du travail de la ZME a permis de démontrer que les principales zones d’emplois sont situées sur l’île de Montréal. La cartographie du taux d’attraction (carte ci-dessus) vient illustrer ce constat, puisque toutes les zones attractives ou en situation d’équilibre se retrouvent au centre de la ZME. Avec un taux d’attraction de 10,69, le Centre-ville est la zone attractive par excellence. Autrement dit, il y a au Centre-ville 10 fois plus d’emplois que de travailleurs. De plus, même si tous les travailleurs qui résident dans la zone Centre-ville travaillaient aussi sur ce territoire, l’excédent d’emplois ou le déficit de main-d’œuvre serait encore de 263 525 emplois. Outre la zone Centre-ville, deux autres zones sont également attractives, soit Montréal Centre-Ouest et Montréal Ouest, avec respectivement des taux d’attraction de 2,16 et 1,13. Par contre, toutes les zones des couronnes nord et sud et celle de Laval affichent des taux d’attraction inférieurs à 0,8, ce qui indique qu’elles comptent plus de travailleurs que d’emplois sur leur territoire. L’écart le plus important est enregistré dans la zone Rive-Sud Ouest avec un taux d’attraction de 0,54 : il y a donc pratiquement deux fois plus de travailleurs que d’emplois sur ce territoire. S’ils demeurent encore en 2006 les plus bas du territoire de la ZME, les taux d’attraction de Laval et des zones des Couronnes nord et sud ont très légèrement augmenté depuis 2001 (entre 0,01 et 0,06).